FICHES PRATIQUES

Les LOGICIELS LIBRES OU OPEN SOURCE

« Logiciel libre » est une traduction du terme anglais « free software ». Selon l’Association Française des Utilisateurs de logiciels Libres, sont considérés comme libres les logiciels disponibles sous forme de « codes sources » librement accessibles, pouvant être dupliqués, modifiables et redistribuables. On trouve ces logiciels sur plusieurs systèmes d’exploitation (programme assurant la gestion de l’ordinateur et de ses périphériques) : Windows, Macintosh, Linux (libre)

« Free » signifie aussi « gratuit » ou « libre » en anglais. De nombreux logiciels libres sont effectivement gratuits, mais pas tous. Il est impératif de se préoccuper de la licence associée, et plus particulièrement des conditions inhérentes à leur utilisation. Il arrive parfois qu’il faille payer une redevance. La licence la plus répandue est la GPL : « General Public Licence », le statut juridique des logiciels distribués « librement ».

FREEWARE OU SHAREWARE

Un freeware est un logiciel dont l’utilisation est gratuite, mais dont le code source est protégé et inaccessible.
Un shareware est un logiciel dont le téléchargement et l’essai pour une durée limitée sont gratuits, mais dont l’utilisation nécessite le paiement d’une redevance. Le code source est aussi protégé et inaccessible.

APPLICATION DES LOGICIELS LIBRES

La production de logiciels libres est très riche dans le domaine des infrastructures d’entreprises. Elle couvre aussi le cadre du poste de travail personnel (bureautique, traitement d’images...). Les domaines les mieux couverts sont la construction et la gestion des réseaux informatiques sécurisés, ainsi que le calcul scientifique et la communication. On trouve peu d’applications de gestion traditionnelle, et celles qui existent n’ont pas encore un champ fonctionnel aussi étendu. L’évolution des logiciels libres est rapide et de nouveaux produits sortent régulièrement.

Dans certains domaines, les logiciels libres rivalisent parfois avec les meilleurs logiciels commerciaux. Ils permettent la mise en œuvre de fonctions aussi variées que :

- Publier des données sur le Web
- Visualiser des données
- Dessiner, retoucher des images
- Surveiller les infrastructures
- Protéger l’accès aux données et au Système d’informations
- Optimiser la productivité des ressources
- Équiper un poste de travail
- Créer des animations 3D
- Stocker et gérer des données
- Calculer en utilisant des méthodes avancées
- Gérer le fonctionnement d’une entreprise
- Communiquer des informations
- Encoder du son ou de la vidéo
- Développer des applications, etc...

Des organisations de toutes tailles, publiques ou privées, les utilisent déjà avec succès, à tel point que parfois, leur diffusion est largement supérieure à celle des produits commerciaux. Par exemple, près de 60 % des sites web d’Internet utilisent un serveur Apache* (Source : Netcraft – Mars 2011). L’utilisation des logiciels libres est encouragée par les gouvernements de nombreux pays. L’administration française a mis en place un programme d’actions pour utiliser l’informatique libre.

COMMENT ÉVOLUE LE LIBRE ? 

Des scientifiques, des étudiants, des passionnés, des membres d’organisations publiques et privées, participent au développement des logiciels libres.
Leur action est motivée par la passion de l’informatique, le manque de budget pour acheter des logiciels commerciaux, le besoin de reconnaissance, ou la volonté de développer leurs compétences techniques. Ils se regroupent en communautés organisées autour d’un projet de développement.

Des outils et des méthodes de travail adaptés leur permettent de développer des projets de toutes dimensions avec un niveau de qualité et de fiabilité souvent remarquables.

FAUT-IL LES UTILISER, ET POURQUOI ? 

Les logiciels libres permettent de construire des infrastructures informatiques de très bonne qualité, performantes, fiables, bien adaptées, intégrables dans l’existant, et ce sans acheter de produit. En revanche, ils nécessitent plus d’autonomie de la part des informaticiens de l’entreprise et un bon niveau technique sur les technologies modernes pour leur installation et configuration, à moins d’avoir recours à l’assistance d’un prestataire spécialisé (SSLL : Société de Service en Logiciels Libres).

De plus, les passerelles entre les logiciels libres et les autres applications couramment utilisées ne sont pas toujours aussi abouties que certaines suites logicielles de grande envergure commercialisées par des éditeurs. Le développement d’interfaces spécifiques qui assure le lien peut s’avérer long et coûteux. Il convient donc de s’assurer de leur utilité dans le cadre du projet (limiter les développements spécifiques, car ils fragilisent la maintenance, et donc la pérennité de la solution).

L’économie réalisée sur l’achat de licences permet de dégager un budget plus important pour l’accompagnement, la formation et le service de maintenance.

COMMENT SE METTRE AU LIBRE ? 

Nombreuses sont les écoles d’informatique à avoir intégré les logiciels libres dans leur enseignement. Les jeunes diplômés sont souvent bien formés sur le sujet.
Il est possible de se mettre au « libre » tout seul. C’est même la méthode actuellement la plus répandue. Mais il faut avoir du temps pour chercher, apprendre, et expérimenter.

À défaut d’une solide compétence technique, il faut donc un investissement personnel important, souvent sur son temps libre. Il est également possible de recourir à une formation ou de solliciter un accompagnement adapté à la nature du projet.

En tout état de cause, il est impératif de bien déterminer :
- Les objectifs du projet
- Les ressources requises (humaines, matérielles, financières)
- Qui prendra en charge chacune des étapes du cycle de vie (mise en œuvre, administration,
maintenance, formation)
- D’attacher un soin particulier à la documentation

La mise en œuvre des solutions « open source » est souvent intéressante et instructive. On privilégiera en général les solutions de référence (les plus utilisées) pour éviter les soucis d’instabilité.

Les applications libres liées au poste client, la bureautique par exemple, sont assez simples à mettre en place. Toutefois, elles nécessitent de former les utilisateurs à ces nouveaux outils.

À contrario, un projet lié à l’infrastructure et au réseau touchera davantage le service informatique que l’utilisateur final pour lequel le changement sera transparent.

AVEC QUI ? 

Il est recommandé de porter une attention toute particulière aux points suivants dans le cadre d’un choix de prestataire :
- Sens du service
- Qualité du service
- Pas de sectarisme vis-à-vis des produits commerciaux et un regard neutre sur les produits existants
- Attention à ceux qui surfent sur la vague des logiciels libres en essayant de placer systématiquement,
et uniquement, des produits commerciaux
- Etre vigilant par rapport aux questions de licences
- Vérifier les compétences en demandant des références, même si la société est prestigieuse

Source: Espace Numérique Entreprises (ENE)

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